Se donner les moyens de déceler une situation de maltraitances sexuelles sur son enfant, c’est accepter de se débarrasser d’une idée reçue : celle qui consiste à croire que son enfant va spontanément signaler qu’il est - ou a été - victime.
En effet, sous l’effet conjugué de la culpabilité, de la peur, de l’absence de vocabulaire pour expliquer ce qui lui est arrivé mais aussi souvent de la confiance sans concession accordée à l’agresseur par ses parents, l’enfant victime de maltraitances sexuelles se terre dans le silence et cache, parfois avec une extrême habileté, les faits qu’il subit.
La détection passe donc par une observation quotidienne, attentive et critique de toute évolution dans le comportement de son enfant, notamment:
- tentatives répétées mais toujours avortées de discussion avec les parents,
- à l’inverse, naissance, sans motif réel, d’un conflit durable avec l’un ou l’autre des parents (souvent la maman),
- refus soudain d’être emmené à l’école, d’être réaccompagné d’une séance de sport, d’aller en week-ends ou de partir en vacances…avec un adulte jusque là affectionné,
- survenue d’un ou plusieurs troubles comportementaux et sociétaux et/ou d’une ou plusieurs maladies indiqués dans « conséquences et pathologies ».
Après observation, et en cas de doute sur le fait que votre enfant puisse être victime de maltraitances sexuelles, engagez la discussion pour libérer la parole.

